Le rôle de la banque Goldman Sachs dans la faillite de la Grèce

 

Voici l’extrait d’une émission expliquant assez simplement (3 min) comment une banque, à savoir Goldman Sachs, a entraîné, à elle seule, la chute de la Grèce…tout en s’enrichissant bien évidemment !

 

Tout commence en 2001, lors de la candidature de la Grèce à la zone Euro. La banque Goldman Sachs est sollicitée pour « assainir » les comptes de la Grèce.

 

Les méthodes « miracles » de Goldman Sachs

 

1) Goldman Sachs transforme 10 milliards de dollars de dettes : en 9 milliards de dettes apparentes et 1 milliard de cash, le tout en euros.

 

Pour ce faire, la banque utilisera simplement des taux de change « sur mesure ».

 

2) Mieux, Goldman Sachs propose un produit financier qui permet de faire apparaître dans le bilan comptable d’aujourd’hui, les recettes de demain. N’est ce pas formidable pour camoufler un déficit?

 

 

Une bombe à retardement

 

Sans surprise, la situation de la Grèce empire. De son coté, Goldman Sachs continue d’intervenir en tant que « banque conseil » et répète cette opération plusieurs fois. Pour chaque petit tour de passe-passe, la banque empoche 300 millions de dollars.

 

En 2009, lorsque la crise de la dette grecque éclate en Europe, la banque propose à la Grèce de réitérer l’opération afin de camoufler une nouvelle fois le poids de la dette sociale. Cette fois-ci, la Grèce refuse.

 

Une banque qui joue sur tous les tableaux

 

Heureusement la « firme » a plus d’un tour dans son sac. Comme Goldman Sachs ne se suffit pas de 300 millions de dollars par deal, elle n’hésite pas à se faire de l’argent sur le pays qu’elle s’est engagée à aider. Pour être bref, en parallèle de ses activités de conseil, Goldman Sachs a parié sur un défaut de paiement de la Grèce.

 

En effet, à cette même période :

 

1) Elle achète massivement des CDS, sortes d’assurances contre les défauts de paiement.

 

2) Elle participe ainsi à la hausse des taux d’intérêts… qui enfonce un petit peu plus la Grèce

 

Les pompiers pyromanes

 

En pleine crise de l’euro, alors même que l’on imagine des sanctions contre ces organismes peu scrupuleux, qui nous met-on à la tête de certaines institutions européennes pour redresser la zone?  des anciens ou proches collaborateurs de … Goldman Sachs ! Tout ça en moins de 15 jours (novembre 2011).

 

1) La Grèce a nommé à la tête de son gouvernement l’ancien gouverneur de la Banque Centrale Grecque: Lucas Papademos. Considéré comme un proche de la banque Goldman Sachs, ce dernier a joué un rôle non négligeable dans la falsification des comptes grecs en 2001.

 

2) Le président de la BCE est l’ancien vice président de la branche européenne de Goldman Sachs (2002-2005) : Mario Draghi.

 

3) L’Italie nomme à la tête de son gouvernement un ancien « international advisor » de Goldman Sachs : Mario Monti.

 

Je me permets de parler de l’Italie car Goldman Sachs aurait effectué ce magnifique tour de passe-passe dans 3 autres pays : l’Italie, l’Espagne et le Portugal ! Pour rappel, Goldman Sachs est considérée comme la banque la plus puissante du monde: elle affiche des bénéfices records … même en temps de crise!!

 

 Suis-je le seul à avoir envie de vomir ?

 

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